Galerie Le Lieu Commun (Toulouse)

Stéphane Arcas, Emmanuel Duffaut, Manuel Pomar.

Stéphane Arcas propose un dessin réactif, où le monde est sondé par le prisme de l’ironie. La politique, l’art, le quotidien sont tournés en dérision. Cet humour acerbe permet de traiter tout les sujets. La mise en page, les légendes, peuvent rappeler le dessin de presse mais une certaine distance avec l’actualité l’en éloigne. Certains dessins sont de l’ordre du projet d’installation.

téphane Arcas, Sans titre, 1994, dessin sur papier machine, 21x 29,7 cm (Lieu commun)
Stéphane Arcas, Sans titre, 1994, dessin sur papier machine, 21x 29,7 cm (Lieu commun)

Manuel Pomar pratique un dessin plus pictural, occupant souvant la page entière, images et textes se télescopent pour parfois constituer un récit séquentiel. Ici aussi le monde est osculté par les mots. Influencé par Douglas Coupeland, un regard est porté sur un monde en métamorphose où le numérique s’immisce peu à peu dans toutes les strates du quotidien. Le choix d’un outil archaïque confine au paradoxe ce regard sur les innovations technologiques qui perturbent nos habitudes.
Emmanuel Duffaut, a le trait le plus précis, proche du réalisme, son dessin s’inspire de photographies tirées de différentes sources. Fasciné par les Young British Artists, il réalise des « portraits » d’expositions à partir de clichés issus de catalogues. Ses dessins au crayon de couleur anticipent avec douceur la course effrénée à la photogénie. Ces portraits de hits du marché de l’art en devenir côtoient les portraits de son entourage.